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Ambience network and PhD students : the tenth
09/03/2009
Edito n°10
Thomas Ouard
• architecte dplg, doctorant au laboratoire Cerma, ENSA Nantes
• architecte, PhD candidate Laboratoire Cerma, Ensa Nantes
Sans doctorant pas de recherche. Il est un fait admis qu’une grande part de la production scientifique est réalisée par les étudiants de la filière doctorale. Mon propos visera donc à rappeler, ainsi qu’à appeler, la présence de cette catégorie de chercheurs, les difficultés qu’ils peuvent rencontrer dans leurs travaux sur les ambiances ainsi que l’enjeu pour le réseau de ne pas les laisser sur le bord du chemin.
Parce que la recherche sur les ambiances ne se fonde pas sur un territoire scientifique cohérent et homogène, les relations entres doctorants, et avec leurs pairs, sont souvent restreintes à une proximité géographique voire spatiale. Chaque lieu où se pense l’ambiance a ainsi produit son propre champ de connaissance sur le thème. La connaissance vient de la conscience que j’ai des choses, une recherche qui n’est ni lue ni entendue n’existe pas. Si l’enjeu de la recherche est d’acquérir cette connaissance, une des difficultés du jeune chercheur, travaillant sur un domaine encore très confidentiel, consiste déjà à savoir ce qui se fait et se pense au-delà du périmètre établi par sa structure d’accueil. La recherche est une action collective, le travail des uns servant de référence aux autres, eux même produisant des savoirs pour les suivants et ainsi de suite. Cette méconnaissance de l’autre ne fait que desservir l’avancée globale du savoir sur les ambiances.
L’adage « publie ou meurt » n’épargne pas le jeune chercheur en ambiance. Notons que la pluridisciplinarité implique deux difficultés à surmonter. D’une part, le jeune chercheur pluridisciplinaire n’a d’autre choix que d’arpenter les terres des spécialistes, toujours en porte à faux et jamais vraiment à sa place. Et s’il est souvent bien accueilli (pas toujours), il n’en restera pas moins une bête étrange dans un univers où la spécialisation règne en maître. D’autre part, les savoirs se retrouvent disséminés : ici dans une conférence de sociologie, là dans un ouvrage d’histoire, ailleurs dans une journée d’étude de physique du bâtiment.
La création du réseau, en septembre dernier, marque une prise de conscience générale que la recherche sur les ambiances ne saurait progresser sans fonder son propre territoire ni s’ouvrir aux autres. L’enjeu est grand, les risques le sont tout autant de n’être à l’arrivée qu’un outil de propagande des dogmes établis!
Tout objet en devenir porte en lui de l’espoir. Pour le doctorant ce pourrait être de trouver une place, un moyen d’ouverture vers ses semblables, de faciliter la diffusion des savoirs, et plus globalement d’aider à surmonter les difficultés de la pluridisciplinarité. Faut-il encore que le réseau prenne acte de cette force d’impertinence, peut-être immature, mais porteuse de renouveau si tant est qu’on lui accorde une place et une liberté sans s’inquiéter de ses écarts. Faire du doctorant un partenaire de choix ne serait pas qu’œuvre de charité de la part du réseau, c’est aussi prendre conscience qu’il contribuera à sa pérennité, car demain ce seront eux qui conduiront cet embryon à la maturité. Alors, le doctorant sera-t-il le dixième du réseau?
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No research can be done without PhD students. It’s a fact that a big amount of the research is done by PhD students. The purpose of this edito is to remind to the network members the presence of these students, to call these junior researchers to join the network, to explain the difficulties in our work about ambience which is a multidisciplinary subject, and to recall the fact that the network must not forget us, the PhD students
Because the research on ambience isn’t build on a coherent and homogeneous science territory, the relation between PhD students, and our peers, is often limited to a geographical or spatial proximity. Each place on the world where people think about ambiences has built its own theory and knowledge about it. The knowledge comes with the consciousness that we have of the objects. An unread or unlisten research don’t exist. Obviously, one of the goal of the research is to know the result and the reflection of the other people : don’t redo what is already did. The research is a collective action, the result of one is a reference for another, and become a knowledge for another, and so on and so forth. The challenge for the young researcher is to find the works of other, and it’s not always easy particularly in this field.
“Publish or perish” is also a guillotine above the head of early-stage researcher. And it will be more problematic when your subject is a multidisciplinary object. Ambiences aren’t related to a single scientific discipline, consequently the knowledge is dispersed : here on a sociological conference, there on an historical proceeding, sometimes in a workshop about building physics… To publish, the young researchers have to go into the territory of the specialists, always walking a tightrope and rarely feel to be at the good place. If the multidisciplinary young researcher is most often welcome (not always), he will be often a strange beast in this universe of specialist.
The ambience network creation, during the last September, reveals that ambience researchers become aware that ambience knowledge couldn’t progress without setting up his own territory, and a worldwide relationship. It’s a huge stake, but the risk is that this network would become a propaganda tool for only few ambience churches!
Any becoming object carries many hopes. For the PhD student it could be to find his own place and an opening toward his peers. Nethertheless the network communities must be conscious of this impertinence strength, sometime immature. But the PhD student is one way for a renewal of the ambience knowledge, if we grant him a place and a freedom without worrying about his twisted ideas. Making PhD student a choice partner isn’t a charity, but it’s to be aware that the young researcher is the one which could ensure the sustainability of the ambience network. Tomorrow, few young researchers could have the responsibility of the network development, in order to lead this embryo to maturity. The early-stage researcher will be the tenth of the network ?
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Voici quelques pistes qui pourraient être explorées pour ancrer la place du doctorant dans le réseau :
* L’écoute et l’implication des doctorants dans l’évolution du réseau.
* Le développement de post-doctorats internationaux et non plus locaux.
* Une place toujours ouverte aux doctorants dans les actions organisées par le réseau.
Et pour agir concrètement dès demain :
* Mise en ligne et suivi de l’ensemble des thèses actuellement en cours dans les laboratoires membres du réseau.
* Mise en ligne des mémoires de thèse afin de favoriser la citation de ceux-ci dans les travaux de recherches. |
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Below some way to involve young researchers in the ambience network :
* The voluntarist implication and listening of the PhD student about the network evolution.
* The development of international post-doc opportunities, and not only local.
* Always keep a place for all PhD students in the network research groups : that is to say an international positive discrimination.
And some ideas to act now :
* An online following of all thesis in progress on the network research groups (involving the international relation between PhD student).
* Putting online the thesis reports of the network research groups to promote citation in the research work (involving the impact factor). |
Référence électronique
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