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Appel à contributions - Sensibilités, émotions et relations
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Appel à contributions “Sensibilités, émotions et relations” - Nouvelles perspectives en sciences sociales

La revue Nouvelles Perspectives en Sciences Sociales  ouverte à toutes les disciplines des sciences sociales lance un appel à contributions pour un numéro sur le thème « Sensibilités, émotions et relations » (Vol. 14, n°1 : parution novembre 2018).

Calendrier

  • Publication de l’appel : septembre 2017
  • Déclaration d’intention : jusqu’au 15 décembre 2017
  • Date limite d’envoi des articles : 30 avril 2018
  • Parution du numéro : novembre 2018

Présentation du thème

Nos relations sont pleines d’émotions. Lorsqu’elles n’en sont pas le motif même, elles nous en révèlent le sens et la valeur.  À l’évidence, émotions et relations sont étroitement liées. D’ailleurs, l’affectivité – entendue comme modalité englobant et conditionnant les différentes formes de la sensibilité – comporte la relation elle-même, celle d’un sujet à lui-même, à d’autres sujets, à une société, au monde. L’émotion n’existe que dans la relation et ses manifestations ne cessent de questionner cette relation. Dès lors, que nous apprend l’étude des différentes modalités de l’affectivité sur cette relation qui est le fondement du social et, réciproquement, que nous apprend l’étude des relations sociales sur la mise en forme et l’expression de ces manières d’être sensible ? Bref, que peut-on dire de l’affectivité envisagée comme processus relationnel ?

Au-delà des effets d’annonce, des « révolutions » et des « tournants » émotionnels ou sensibles invoqués depuis plusieurs décennies, il demeure une réalité, celle de l’expansion de la question affective à l’ensemble des sphères de la société. D’un côté, l’essor des neurosciences notamment a entraîné un intérêt grandissant pour l’émotionnel, lequel s’est largement diffusé dans tous les pans de la société. La tendance naturaliste que reflètent ces approches, réduisant les affects aux indices de leur manifestation [1], au risque d’oublier ce qu’il y a de proprement social dans cette modalité particulière de l’affectivité, doit nous interroger sur la construction de nos connaissances sur ces phénomènes et ses effets. D’un autre côté, le constat d’une émotionnalisation [2] des sociétés nous indique que la relation aux autres et au monde est de plus en plus évaluée à l’aune de l’expérience affective. Dans ce nouveau régime relationnel, travaillé entre autres dans les domaines de la philosophie et des arts, l’émotion est devenue un véritable ressort de l’évaluation de nos manières d’être et d’agir. Pouvant être perçue comme une ressource permettant la mobilisation et l’action, elle interroge néanmoins sur l’inégale répartition des capacités à être sensible et les difficultés qui en résultent d’accès à un espace politique commun. On doit donc également questionner cette modalité affective et la façon dont elle est susceptible de guider les rapports, les organisations et les choix relatifs à l’avenir des sociétés. De quels outils conceptuels et de quelles méthodes dispose-t-on pour appréhender ces ouvertures politiques sur le monde sensible ?

À contre-courant des différentes « voies d’approche [3] » qui se sont développées autour de ces questions, la « perspective relationnelle [4] » esquissée par certains auteurs, par l’attention privilégiée qu’elle porte à ce qui se déroule entre le sujet et l’objet, et moins à l’expérience subjective des phénomènes, nous semble particulièrement prometteuse. C’est précisément cette voie que souhaite explorer ce numéro thématique de la revue Nouvelles perspectives en sciences sociales. Tandis que les différentes disciplines des sciences humaines et sociales ont longtemps opposé des perspectives épistémologiques souvent considérées comme irréconciliables, elles n’ont fait – à force d’approfondissement et d’hyper-spécialisation – qu’accroître l’aporie de l’irréductibilité de ces différentes conceptions, et ont participé, ce faisant, à éloigner l’horizon d’une possible compréhension de ces processus complexes. Dans ce contexte, la perspective relationnelle apparaît comme une opportunité, un prétexte au rapprochement et au dialogue de ces travaux, à travers une démarche qui favorisera, au sein de ce numéro, l’interdisciplinarité et l’analyse des types de relations affectives construites par les sociétés, saisies notamment dans leurs dynamiques et leurs évolutions à travers le temps. Seront convoqués des textes s’intéressant aux différentes formes de la sensibilité avant tout comme composantes de la relation et, plus généralement, au processus affectif comme mode relationnel des sujets en société.

Il s’agira, à travers les contributions à ce numéro thématique, d’envisager le procès affectif dans toute sa « complexité », pour comprendre certes ce qu’il fait au sujet, mais surtout ce qu’il fabrique de social, comment il est à la base des dynamiques relationnelles qui fondent la société. En plaçant de la sorte l’affectivité sur un même plan que la rationalité, on reconnaîtra que toute action n’est pas purement intentionnelle, que l’acteur social n’est pas réductible au mode de l’intérêt et on tâchera ainsi de mesurer les conséquences au plan social et politique de la prise au sérieux du fait que les comportements des acteurs sont à la fois rationnels et émotionnels [5].

À travers cet appel à contributions, nous invitons les chercheurs à penser les affects,  non plus simplement comme un type de relation parmi d’autres, ou seulement comme un « supplément d’âme » à la relation, mais en considérant qu’ils sont la qualité de la relation [6], qu’ils en sont indissociables, et qu’à ce titre ils constituent à la fois un matériau et un outil permettant de comprendre et d’analyser les dynamiques qui fondent le social.

L’analyse du procès émotionnel reviendra dès lors à intégrer les émotions et les relations dans l’effort de modélisation du social, en tant que celles-ci fabriquent l’action. D’un point de vue méthodologique, on pourra s’interroger sur les démarches et les dispositifs qui visent à appréhender les différentes facettes de l’affectivité ; comment celles-ci participent à délimiter les acceptions du phénomène, et comment on peut les appréhender en contexte relationnel ? Dans quelle mesure l’approche relationnelle de l’affectivité implique-t-elle un renversement des méthodes d’enquête classiques, principalement centrées sur l’expérience individuelle des vécus émotionnels ?

Consignes aux auteurs

Cet appel à contributions s’adresse aux chercheurs de toutes les disciplines des sciences humaines et sociales, sans exclusive quant aux approches, aux méthodes, ou aux périodes historiques.Les auteurs intéressés par la thématique annonceront leur projet au coordinateur du numéro, Benoît Feildel (benoit.feildel@univ-rennes2.fr), ainsi qu’au rédacteur en chef de la revue Nouvelles perspectives en sciences sociales, Claude Vautier (claude.vautier@ut-capitole.fr).

Les articles proposés devront respecter les normes éditoriales de la revue disponibles à l’adresse http://npssrevue.ca/guide/, dans la rubrique « Guide des auteurs » aux onglets « Consignes générales » et « Bibliographie et notes ».

Les auteurs feront parvenir aux mêmes adresses leur texte au plus tard le 30 avril 2018.

Les textes qui traverseront avec succès le processus d’évaluation seront publiés dans le numéro thématique « Sensibilités, émotions et relations » de la revue Nouvelles perspectives en sciences sociales (Volume 14, numéro 1 à paraître en novembre 2018).

Références

[1] Honneth Axel, La réification. Petit traité de Théorie critique, Paris, Gallimard, 2007.
[2] Holmes Marie, « The emotionalization of reflexivity », Sociology, Vol. 44, n°1, 2010, p. 139-154. ; Illouz Eva, Les sentiments du capitalisme, Paris, Editions du Seuil, 2006.
[3] Bernard Julien, « Les voies d’approche des émotions », Terrains/Théories, 2, 2015, http://teth.revues.org/196
[4] Laflamme Simon, Communication et émotion. Essai de microsociologie relationnelle, Paris, L’Harmattan, 1995 ; Tcherkassof Anna, Fridja Nico H., « Les émotions : une conception relationnelle », L’Année psychologique, Vol. 114, n°3, 2014, p. 501-535.
[5] Laflamme Simon, Communication et émotion. Essai de microsociologie relationnelle, Paris, L’Harmattan, 1995.
[6] Feildel Benoît, « L’émotion est ce qui nous relie », Nouvelles perspectives en sciences sociales, Vol. 11, n° 2, 2016, p. 233-259.


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Appel à communications - Saisir le rapport affectif aux lieux - Colloque de Cerisy, juin 2018
par International Ambiances Network on 


Colloque « Saisir le rapport affectif aux lieux »
Cerisy-la-Salle – 15-22 juin 2018

Appel à communications

Un tournant affectif (ou emotional turn) nourrit depuis environ une dizaine d’années le monde de la recherche, mobilise les professionnels de tous ordres, caractérise les comportements individuels et collectifs. La référence au sensible et, plus spécifiquement, à la sensibilité des habitants, des usagers est parfois prise en considération dans les processus de conception et de réalisation urbaines. On voit ici et là des diagnostics sensibles (à Nantes par exemple). Sur un plan plus théorique, certaines disciplines, certains chercheurs traitent ce sujet depuis fort longtemps, la thématique des affects draine dorénavant la grande majorité des champs de recherche notamment en sciences humaines et sociales (histoire, géographie, sociologie, psychologie, anthropologie, philosophie, littérature…) et en neurosciences. Cependant, ce tournant n’est pas négocié de façon similaire du fait même de la temporalité de son investissement et de son rôle constitutif pour les disciplines elles-mêmes. Alors que les sciences de l’espace s’en sont emparé somme toute assez récemment dans la lignée de travaux précurseurs des années 1950 (1), d’autres mettent déjà en avant les limites d’une Affect Theory (2). Au-delà, les approches, les méthodes et les présupposés diffèrent selon les disciplines, voire au sein des courants qui les composent. En parallèle, les acteurs de la ville et des territoires se saisissent peu à peu de cette dimension de la fabrique urbaine. Comment procèdent-ils ? Comment est perçu leur travail ? Les expériences menées à bien sont-elles transposables en d’autres lieux ? Comment cela favorise-t-il ou non la participation, l’appropriation du lieu ou du projet à venir ?

Evolution de la société dans toutes ses dimensions et évolution de la recherche qu’il s’agisse de ses méthodes, de ses thèmes et/ou de ses finalités, conjointement, suscitent un plaidoyer pour la revalorisation des affects et des émotions. Dans une tonalité assez partagée, ce plaidoyer laisse entendre qu’il faut nécessairement redonner leur place aux émotions et aux affects pour compenser l’injustice de leur mise à l’écart découlant d’une part de la partition, héritée des Lumières, entre Raisons et Passions, d’autre part de l’organisation bureaucratique des sociétés urbaines et industrielles (3). Cette partition serait l’œuvre – entre autres – d’économistes cherchant à fonder l’action rationnelle ou d’une lecture mal comprise de philosophes tels Descartes, Hume ou encore Rousseau qui, s’ils ont, par souci de clarté, cherché à distinguer les deux n’en ont pas moins mis en évidence leur très forte relation, voire leur consubstantialité. De même, on ne peut plus limiter les émotions à une subjectivité détachée du monde social et des rapports sociaux (4).

On ne peut donc plus ni confondre ni séparer raison, émotion et cognition (5), plus encore lorsque l’intention porte sur le relationnel au sens où l’entend Simon Laflamme (1995), à savoir une approche certes attentive aux deux éléments en relation — ici l’individu, la société et la ville, l’urbain — mais surtout à la relation elle-même, en tant que telle (6). On ne peut donc faire l’impasse de l’examen de cette relation lorsqu’il s’agit d’agir dans l’espace des sociétés.

Dans les sciences concernées par l’espace des sociétés, on peut faire l’hypothèse suivante : c’est face à une inquiétude grandissante et protéiforme quant aux évolutions d’un monde urbanisé (7), tant dans sa production, sa gestion, son organisation qu’en ce qui concerne les modes d’habiter qui s’y déploient (8) que chercheurs et professionnels de l’urbain ont mobilisé l’imaginaire (9), la dimension symbolique, les approches sensibles (10), le rapport affectif à l’espace (11) et ont ainsi réinvesti l’expérience (12) pour, littéralement, voir, écouter et saisir l’urbain actuel. Par exemple, de nombreux travaux, dans la lignée de ceux de Ledrut (13) montrent que le rapport à la ville des classes favorisées est plus centré sur sa dimension esthétique, symbolique et affective que les classes défavorisées qui, elles, ont un rapport plus fonctionnel à l’espace urbain. Mais on peut y voir aussi le réel souci d’une harmonie entre vie et milieu de vie.

L’urbanisme, l’aménagement du territoire, le paysagisme, l’architecture, le design, tant comme pratiques que comme champs de savoir, relèvent de perspectives orientées autant vers la conception et l’action que vers la description, la compréhension et l’explication. La place des affects dans l’analyse de l’action dans et sur les lieux, suppose de porter une attention à la normativité qu’ils contiennent, à leur légitimité dans le contexte socio-spatial au sein duquel ils se déploient, à l’expérience subjective qui est restituée au chercheur, aux jugements de valeur qui, eux aussi, peuvent être analysés, etc.

D’une façon générale, les discours, les recherches et les actions sur l’aménagement urbain ou sur les lieux aménagés considèrent peu les affects, ni le sensible (14) ou estiment qu’ils permettent de toute façon de modeler ces affects, ce sensible, par la supposée qualité architecturale ou urbaine. Plus encore, le partage des affects sur et dans l’espace, la manière dont ce partage se construit est un véritable angle mort de la recherche. En revanche, les différences accordées aux émotions selon les milieux sociaux ont très tôt été abordés par Max Weber (15), bien que cette perspective n’apparaisse pas avec autant de force dans ses travaux ultérieurs sur la ville (16). On note cependant de sérieuses réflexions théoriques et de solides apports empiriques traitant d’un urbanisme que l’on pourrait qualifier de sensoriel (17), ce qui pose la question des liens possibles entre affects et sensations. Plus encore, les travaux de Feildel (18) pointent du doigt à la fois l’existence des affects dans l’élaboration des projets et l’idée qu’en faire fi serait contre-productif, ce que confirment les sciences politiques (19).

Les neurosciences, de leur côté, mènent leurs travaux visant à décrire les phénomènes émotionnels (plutôt qu’affectifs) en fonction du contexte et de son évolution, par des méthodes de mesure des modifications qu’ils impliquent (sur les plans neuronal, psychologique et physiologique et, par ailleurs, pathologique). Il semble que les méthodes employées, nécessitant des appareillages spécifiques, de laboratoire, n’aient pas permis d’aborder la ville comme environnement particulier intervenant sur les émotions. De même, en retour, l’interprétation analytique du rôle des émotions dans la perception et dans la représentation des lieux urbains est difficilement appréhendable car elle convoque des méthodes plutôt qualitatives et des jeux d’échelles qui débordent de loin les possibilités de réplication des expérimentations et donc leur montée en généralité.

Il en ressort, selon nous, 5 enjeux majeurs, au carrefour de la recherche et de l’action sur les espaces habités qui mobilisent séparément ou conjointement chercheurs et professionnels :

  • Saisir le rapport affectif aux lieux : questions de recherche, de méthode, de croisements interdisciplinaires.
  • Exprimer le rapport affectif aux lieux : raconter/restituer/dire/faire dire/taire/masquer.
  • Concevoir des lieux en prenant en compte sa dimension affective.
  • Décider sans nier la part d’affect qui s’exprime inévitablement dans la décision – individuelle ou collective – en prenant en compte les affects des habitants destinataires de ces décisions.
  • Susciter des émotions, changer le regard porté sur les lieux, faire aimer la ville et les territoires par ce qu’on en fait et par ce qu’on en dit.

Ce colloque vise à traiter ces cinq enjeux et les liens qu’ils peuvent entretenir et ainsi faire le point sur les différentes dimensions du rapport affectif aux lieux, sur les différentes méthodes mises en œuvre ou à inventer pour appréhender ces différentes dimensions. Toutefois, l’objectif central est surtout opérationnel : Comment faire en sorte que les lieux habités soient aimés ? Comment faire en sorte que les habitants aiment les lieux ? Dans quelle mesure et comment cet objectif reste socialement et cognitivement différencié ?

Partant, ce colloque ouvre 3 champs de réflexion :

A- Les liens entre emotional/affective turn et société. Il s’agit d’examiner en quoi ce tournant dans les champs de la recherche et de la transformation des espaces habités correspond ou non aux évolutions actuelles des sociétés, de certains groupes sociaux (et lesquels). Qu’en est-il de ce virage dans les différentes disciplines (véritable tournant ou effet de mode ? Virage achevé ou en cours ? Est-il abordé de la même façon par les différentes disciplines ? Par les différents acteurs professionnels et institutionnels ? Quels liens entre ce tournant dans la recherche et l’évolution des rapports sociaux et des rapports à l’espace. Est-ce plutôt le fait des sciences de la connaissance ou des sciences de l’action, des acteurs de la conception, de la décision, de la pratique quotidienne ? Quelles sont les spécificités de ce tournant affectif ou émotionnel dans son application à l’espace (lieu, ville, territoire…), que cet espace soit réel, fantasmé, projeté, remémoré ?

B- Quelles méthodes mettre en œuvre pour atteindre au mieux ce rapport affectif à l’espace et ses déclinaisons ? Que peut apporter chacune des disciplines concernées directement ou indirectement par le rapport affectif à l’espace ou, plus largement, par la construction des différentes modalités du rapport affectif ? Quels sont les soubassements de la transposition du vocabulaire de la psychologie, de la sociologie, de la philosophie et des neurosciences vers les disciplines spatiales : glissement, torsion, trahison, simple application, analogie ou métaphore ? Que permet ou quelles sont les promesses d’une interdisciplinarité autour de la question affective appliquée à l’espace ?

C- Comment faire ? Parallèlement aux méthodes pour saisir le rapport affectif aux lieux, quelles sont celles, quelles sont les pratiques et les manières de faire en œuvre dans la fabrique des lieux ? En amont, comment dépasser le discours du sens commun et le discours savant sur les lieux aimables ? Comment faire des va-et-vient entre la connaissance et l’action ? Comment passer du savoir au faire ? Du faire au savoir-faire ? Comment faire pour atteindre l’amabilité des lieux ? Que font et qu’en disent les concepteurs et les décideurs ? Quelles sont les limites des modalités de conception, d’action, de décision ? Quels sont les conséquences et les risques associés à la conception, l’action, la décision lorsqu’elles touchent aux affects ?

Références
(1) Dardel E., L’homme et la terre, Paris, Colin, 1952.
(2) Martin E., The Potentiality of Ethnography and the Limits of Affect Theory, Current Anthropology, Vol. 54, No. 7, 2013), p. 149-S158
(3) Weber M., Economie et société, Paris, Plon, 1921
(4) Mauss M., L’expression obligatoire des sentiments, Essais de sociologie, Paris, Minuit, 1968 ; Gordon S.L., «The sociology of sentiments and emotions », Rosenberg M., Turner R.H. (eds), Social Psychology. Sociological perspectives, New York, Basic Books, 1981 ; Harre R., The social construction of emotions, Oxford, Basil Blackwell, 1989.
(5) Piaget J., Les relations entre l’ intelligence et l’affectivité dans le développement de l’enfant, in B. Rimé, K. Scherer (eds), Les émotions, Neuchâtel, Delachaux-Niestlé, 1988.
(6) Laflamme S., Communication et émotion. Essai de microsociologie relationnelle, Logiques sociales, Paris, L'Harmattan, 1995.
(7) Choay F., “Le règne de la ville, la mort de l’urbain”, in La ville, art et architecture en Europe: 1870-1993, centre George Pompidou, Paris.
(8) Mathieu N., 2007, L’évolution des modes d’habiter : un révélateur des mutations des sociétés urbaines et rurales. Introduction, in Luginbühl, Y., (dir.), Nouvelles ruralités, nouvelles ruralités en Europe, Bruxelles, Bern, Berlin, Frankfurt am Main, New York, Oxford, Wien, Peter Lang, pp. 25-45
(9) Bachelard G., 1957, La poétique de l’espace, Paris, PUF ; Castoriadis C., L'Institution imaginaire de la société, Paris, Seuil, 1975 ; Durand G., Les Structures anthropologiques de l'imaginaire, Paris, PUF, 1960 ; Laffont G.-H., L’imaginaire urbain dans "les cités obscures" ou l’uchronie désenchantée de l’idéal moderniste européen, Inter-lignes, N°7, 2011
(10) Manola T., « Rapports multisensoriels des habitants à leurs territoires de vie. Comment saisir l’insaisissable ? Méthodologie du paysage multisensoriel », Norois, N°227, 2013, p. 2542.
(11) Martouzet D., Ville aimable, Tours, PUFR, 2014.
(12) Tuan Y.-F., Space and Place: The Perspective of Experience, Minneapolis, University of Minnesota Press, 1977.
(13) Ledrut, R., Les images de la ville. Paris, Anthropos, 1973.
(14) Zardini M. (dir.), Sensations urbaines : une approche différente à l’urbanisme. Montréal et Baden, Centre Canadien d’Architecture et Lars Müller Publishers, 2005.
(15) Weber M., L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme, Paris, Gallimard, 2003 [1905].
(16) Weber M., La ville, Paris, Aubier, 1982 [1921].
(17) Howes D, Marcoux J.-S, Introduction à la culture sensible, Anthropologie et Sociétés, Vol. 30, N° 3, p. 7-17, 2006 ; Lucas R., Mair G. (ed.), Sensory Urbanism Proceedings 2008, University of Strathclyde (Glasgow), Edinburgh, Flâneur Press, 2008. ; Paquot T, L’Urbanisme, c’est notre affaire !, Nantes, L’Atalante, 2010.
(18) Feildel B., Espaces et projets à l'épreuve des affects : pour une reconnaissance du rapport affectif à l'espace dans les pratiques d'aménagement et d'urbanisme, doctorat, Tours, université de Tours, 2010.
(19) Tricot A., Lolive J., « Pannes, conflits et pratiques urbaines autour de Nice », Les Annales de la Recherche Urbaine, Plan Urbanisme Construction Architecture, 1999, p. 185-195.

Modalités de soumission

Les propositions de communication sont à envoyer à denis.martouzet@univ-tours.fr et ghlaffont@gmail.com pour le 31 octobre 2017 au plus tard, sous forme d’un titre, d’un résumé et de cinq mots clef, d’un total n’excédant pas une page environ. De plus, le ou les auteurs préciseront le ou lesquels des trois champs présentés (A : Les liens entre emotional/affective turn et société ; B : Quelles méthodes mettre en œuvre ? ; C : Comment faire ?) ils situent leur proposition, ainsi que leur nom, prénom et institution(s) de rattachement.

Dans la mesure où ce colloque se veut être un moment à la fois d’équilibre entre monde scientifique et mode professionnel, mais surtout trajectoire de la connaissance vers l’action, différentes modalités de présentations seront proposées.

  • Du côté des propositions émanant de chercheurs, enseignants-chercheurs- doctorants, TOUTES les disciplines sont les bienvenues. Les propositions relevant de l’interdisciplinarité sont attendues.
  • Du côté des propositions émanant des mondes professionnel (urbanisme, aménagement du territoire, architecture, paysagisme, marketing, finance…), politique (élus locaux, nationaux) et de la société civile (habitants, usagers, associations…), il est souhaité des approches relevant des processus en œuvre visant à atteindre cette ville aimable, ces lieux aimables, à partir d’exemples et de contre-exemples (de lieux, de projets, de processus…) en tentant de faire le lien avec les approches plus théoriques.

Enfin, les propositions émanant conjointement de chercheurs et praticiens sont très attendues.

Afin d'atteindre nos objectifs et au regard de l'organisation même du colloque où des ateliers thématiques (méthodologiques, disciplinaires et professionnels) seront proposés, les organisateurs attirent l'attention de celles et ceux intéressés par cette manifestation sur différents points organisationnels.

  • Les organisateurs visant un équilibre entre les différents mondes (académique, sociopolitique, habitant) de façon à faire émerger un dialogue producteur de sens pratique, ils se réservent la possibilité de demander aux personnes proposant une communication de faire celle-ci de façon classique (temps imparti de présentation suivi d’un moment d’échanges) ou lors d’une table ronde en lien avec leur propos.
  • La durée totale du colloque est de 7 jours et il est vivement attendu une présence sur toute la durée de l'événement.

Plus d’informations sur www.ccic-cerisy.asso.fr

Calendrier

  • 15 octobre 2017 : date limite d’envoi des propositions.
  • 15 novembre 2017 : Réponse du comité scientifique du colloque : refus/acceptation ; communication classique/participation à une table ronde.
  • 30 avril 2018 : envoi des textes complets.
  • 15-22 juin 2018 : colloque.

Composition du comité scientifique du colloque

  • Audas Nathalie, Urbanisme, Université de Grenoble, UMR PACTE
  • Beck Robert, Histoire, Université de Tours, EA CETHIS
  • Favory Michel, Géographie, Institut d’Etudes Politiques de Bordeaux, UMR ADESS
  • Feildel Benoît, Urbanisme, Université Rennes 2, UMR ESO
  • Gaussier Nathalie, Economie, Université Bordeaux 4, UMR GRETHA
  • Glowinski Jacques, Neurosciences, Collège de France
  • Hoyaux André-Frédéric, Géographie, Université Bordeaux 3, UMR ADESS
  • Lacour Claude, Economie, Université Bordeaux 4, UMR GRETHA
  • Laffont Georges-Henry, Urbanisme, Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Saint-Etienne
  • Lolive Jacques, Science politique, Université de Grenoble, UMR PACTE
  • Manning Nicholas, Littérature, Université Paris 4, EA VALE
  • Martouzet Denis, Urbanisme, Université de Tours, UMR CITERES
  • Ramadier Thierry, Psychologie environnementale, CNRS, UMR SAGE
  • Weiss Karine, Psychologie environnementale, Université de Nîmes, EA CHROME


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Publication: Creating Sensory Spaces. The Architecture of the Invisible
par International Ambiances Network on 


Barbara Erwine, Creating Sensory Spaces. The Architecture of the Invisible
Routledge 2017 - 276 pages, 86 Color Illustrations
ISBN: 978-1138918764



Creating Sensory Spaces celebrates spaces enlivened with sensual richness and provides you with the knowledge and tools necessary to create them. Drawing on numerous built case studies in ten countries and illustrated with over 85 full color images, the book presents a new framework for the design of sensory spaces including light, color, temperature, smell, sound, and touch. Bridging across disciplines of architecture, engineering, phenomenology and perceptual psychology, this book informs the design of buildings and neighborhoods that reclaim the role of the body and all the senses in creating memorable experiences of place and belonging.

Table of Contents

Introduction.
1. The World is Flat
2. Celebration of the Senses
3. Light Space
4. Somatic Space
5. Thermal Space
6. Acoustic Space
7. Olfactory Space
8. Multisensory Design
9. Time and Movement: Rituals of Change
10. A Sense of Place
Bibliography
Index

Barbara Erwine is an architectural design and research consultant and lecturer at the University of Washington. Drawing on her training in science and architecture, her work celebrates the integration of passive design with architectural place-making. She has facilitated integrated design processes for a wide range of projects, from commercial buildings to urban neighborhoods. An advocate for sustainability, she helped develop one of the first US cohousing communities, where she now resides.


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Publication: Situations and atmospheres in organizations. A (new) phenomenology of being-in-the-organization
par International Ambiances Network on 


Christian Julmi, Situations and atmospheres in organizations. A (new) phenomenology of being-in-the-organization
Mimesis International, Milan-Udine 2017 - 154 p. Series “Atmospheric Spaces”
ISBN: 978-88-6977-081-4

Although situations and atmospheres are omnipresent in organizations and have a significant influence on the behaviour of the members of the organization, they are only seldom regarded as relevant research subjects in management and organization research and systematically investigated. This book enters unknown territory in that it elevates situations and atmospheres to the most fundamental and everyday features of being-in-the-organization and investigates their development dynamics systematically. The new phenomenology of the German philosopher Hermann Schmitz, and critical supplements from his follower, Guido Rappe, serve as the theoretical foundation of the reflections. Human corporeality and subjectivity are at the centre of the reflections.

Christian Julmi was awarded a doctorate in business economics at the Faculty of Business Administration and Economics, University of Hagen (Germany). In his dissertation, he discussed the development dynamics and method of appearance of atmospheres in organizations thematically. He is an Associate Member of the international research network “Atmospheric Spaces”. In 2007, he was awarded a master’s degree in industrial engineering from the Karlsruhe Institute of Technology (KIT). His research focuses on the area of management and organization theory.

This is the second book of the new series “Atmospheric Spaces”. This series is the editorial outcome of the site of the same name (“Atmospheric Spaces”) directed by Tonino Griffero.


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Call for Papers - Staging Atmospheres – Theatre and the Atmospheric Turn
par International Ambiances Network on 


Staging Atmospheres – Theatre and the Atmospheric Turn

Two-day conference and workshop, Friday 8th and Saturday 9th December 2017, Queen Mary University of London
The Department of Drama at Queen Mary University of London is pleased to announce Staging Atmospheres – Theatre and the Atmospheric Turn a two-day conference and workshop, Friday 8th and Saturday 9th December 2017, generously sponsored by the International Ambiances Network.

Staging Atmospheres presents an interdisciplinary interrogation of the place of theatre in the understanding of ‘atmosphere’. Within the current interdisciplinary atmospheric turn, theatre has presented itself as an heuristic paradigm in which the social, material and political elements of atmosphere are thought to resonate – albeit in an idealised manner. ‘Theatre’ has been adopted as a paradigm of the site and operation of ‘atmosphere’ by philosophers and architectural theorists from Vitruvius to Gernot Böhme. Why does the theatre present itself as such an acute example of what Jean-Paul Thibaud has termed the ‘affective tonality’ of aesthetic experience? Böhme’s ‘The Art of the Stage Set’ has become a key text concerning the production and reception of atmosphere, whilst his concern for theatrical design finds earlier echoes in classical concerns for theatre architecture, and those of Sebastiano Serlio and Leone di Somme in the Italian renaissance. Notwithstanding the particularities of their historical contexts, these models similarly assume an idealised atmospheric efficacy of space and design, and eschew direct discussion of performance per se.

The convenors ask: how stable is this paradigm as it departs from the specificities and exigencies of theatrical practice? What might the extended mode and model of ‘performance’ with which theatre studies has conducted a sustained enquiry over more than half a century, add to other disciplinary studies of ‘atmosphere’? The questions of how and where atmosphere inheres, and what generates, informs and influences it within performance situations, have not yet been consistently addressed. This conference presents the opportunity to tackle both the abstract and paradigmatic as well as the concrete and specific in order to produce more profound understandings of the operation and significance of ‘atmosphere’ both within and without the theatre.

The concern with ‘atmosphere’ intersects with overlapping sites of emergent inquiry in the academy including studies of mood, affect and histories of emotion, as well as ecocritical and climatological theory. Theatre studies, like any number of academic enquiries, cannot avoid the complex and pressing ecological context of anthrogenic climate change, and its implications for what Böhme has termed ‘ecological aesthetics’ (1993) as well as the aerological aspects of human being and sociality (Adey 2014). How, when, and why theatre and atmosphere should be considered in relation to these wider political and environmental concerns forms a critical keystone of this event, not least given the extent to which theatre is held up as emblematic of the artificial or manmade.

To this effect, keynote speakers from philosophy and theatre studies have been secured to offer disciplinary way-points and context for the discussion. Furthermore, the conference will engage with professional arts practice to foster a genuine and informed exchange of practical, material and artistic insight into the question of ‘staging atmosphere’.

The conference organisers are keen to encourage dialogue amongst artists and academics across a range of disciplines beyond theatre and performance studies and internationally. We invite all participants to play with ideas as well as presenting them. Participation will be strictly capped at forty participants. Not all participants will present papers, but expressions of interest must be submitted to secure a place. Although we will only be able to programme a limited number of papers, all participants will be actively involved in discussions and events over both days.

The conference fee is £25 with provision for postgraduate bursaries on application. The conference fee includes a ticket to a major London theatre event on the evening of Friday 8th December. This will inform discussion in the workshop on Saturday 9th December.

The proceedings of the first day will see a series of papers that lay out emerging themes and lines of enquiry that we will workshop together in dialogue and experiments in theatrical practice on the second day. The convenors welcome the submission of abstracts for papers (300 words max), but also seek the participation of a range of scholars and artists in discussions and events. There is some provision for translating non-English papers.

Themes and lines of enquiry include but are not limited to: lighting, sound, acoustics, gesture, audience and spectatorship, theatre and auditorium design, access, circulation, air and the aerological, ventilation, breath, smell and odour, temperature, aura, craft, the actor-audience relationship, history, reconstruction, sociality, antagonism, the relational, the institutional, the non-human, the non-atmospheric, the open-air, weather, the digital, social media and atmosphere, failure, the accidental.

If you are interested in presenting a paper please email 300 word abstracts to stagingatmospheres@gmail.com

If you are interested in attending as a participant, rather than a speaker, please email a 300 word outline of your interests as they relate to the conference topic.

Numbers are limited, and we may not be able to meet every request for participation as we try and build a dialogue around a range of international and interdisciplinary perspectives. These outlines will be circulated amongst participants in advance as a means of developing dialogue.

Deadline for abstracts and participation requests: 5th October 2017

Invited speakers:
  • Tonino Griffero (Università di Roma "Tor Vergata")
  • Carl Lavery (University of Glasgow)


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